En tant que libraire, je me dois de lire les nouveautés qui arrivent en magasin. Cela fait bien dix jours que je suis sur le livre de Nicolas Hulot.
C’est du sérieux et je préfère le lire entre deux autres livres pour m’aérer l’esprit. Franchement, si on oublie la première partie du livre où il s’adresse aux candidats à la présidentielle, le reste est à méditer…
C’est pourquoi je vais vous en toucher quelques mots : Dix objectifs et cinq propositions.
+2
New discussion
Answer
Politique internationale
Prendre l’initiativeAucun des grands chocs environnementaux – changements climatiques, pénurie énergétique, érosion de la biodiversité, épuisement des ressources et des sols, pollutions, désertification, disparition des forêts primaires, acidification des océans, urbanisation galopante, maladies émergentes – ne sera contenu à l’intérieur des frontières nationales. La France doit donc faire du développement durable à l’échelle planétaire l’axe prioritaire de sa politique européenne et internationale. En s’engageant dans la construction d’une Organisation des Nations Unies pour l’environnement afin de placer l’environnement à un niveau de préoccupation et de décision au moins égal à celui de l’économie et du commerce. En se montrant significativement plus active en faveur de la conservation et de la gestion durable de la biodiversité. Elle pourrait par exemple développer un réseau d’aires marines protégées ou contribuer à l’instauration d’un réseau de forêts primaires protégées et de surfaces écologiquement viables représentatives de leur diversité biologique. En proposant, avec l’Europe, la suppression des subventions aux exportations agricoles et une meilleure protection douanière contre les importations agricoles et offrir ainsi aux populations rurales des pays du Sud les moyens de se maintenir sur leurs terres plutôt que d’être forcées à l’exode. En participant au renforcement du dispositif européen de lutte contre l’effet de serre en proposant un abaissement progressif des quotas afin de rendre ceux-ci plus contraignants. En augmentant son aide publique pour le développement (APD) à hauteur de 1 % de son PIB. Les fonds dégagés devraient être cependant soumis à des conditionnalités écologiques pour qu’ils servent prioritairement au développement de modes de production et de consommation durables.
+2
New discussion
Answer
Contenir l’extension périurbaine et relocaliser les activités humaines
L’aménagement du territoire tel qu’il se poursuit prolonge l’artificialisation de l’espace au détriment des paysages et des écosystèmes. Il perpétue une organisation spatiale caractérisée par une extension périurbaine diffuse qui favorise la croissance des déplacements automobiles et des émissions de gaz à effet de serre. La multiplication de zones pavillonnaires dévore le territoire, lesquelles s’accompagnent inévitablement de la construction de nouvelles infrastructures et voies de circulation. Il s’agit de parvenir à un zonage du territoire qui ne sacrifie plus les écosystèmes et n’encourage plus à une mobilité incessante.
Cela suppose de rompre avec la course aux infrastructures et avec la tendance à un étalement urbain continu. Les élus comprendront-ils que désormais leur rôle n’est plus de lancer des projets (souvent ruineux financièrement) à base d’équipements lourds, mais de mettre en place une gestion durable du territoire dont ils ont la responsabilité ?
Il est temps de :
• Renoncer à la logique de l’étalement urbain au profit de la densification de petits centres urbains et ruraux.
• Mettre en place une politique qui réconcilie dans un même espace les zones résidentielles et les activités économiques, commerciales et de loisirs. Autrement dit, rapprocher les bassins de travail des lieux d’habitation, encourager le retour des commerces de proximité et des lieux de loisirs au sein des pôles urbanisés au détriment des hypermarchés et des sites de loisirs de la périphérie.
Ainsi économisera-t-on l’espace naturel, favorisera-t-on l’accès aux services publics, diminuera-t-on le flux des déplacements motorisés, la consommation énergétique, les émissions de gaz à effet de serre, la pollution de l’air, les temps de transport, les travaux de voirie et la démultiplication des services.
+2
New discussion
Answer
salut mag je n’arrive pas a lire certains messages car la typo est bizarre bref jy repondrais pas mais je suis en train de repondre aux autres biz ps voici ce que ca donne! :
Laménagement du territoire tel quâil se poursuit prolonge lâartificialisation de lâespace au détriment des paysages et des écosystèmes. Il perpétue une organisation spatiale caractérisée par une extension périurbaine diffuse qui favorise la croissance des déplacements automobiles et des émissions de gaz à effet de serre. La multiplication de zones pavillonnaires dévore le territoire, lesquelles sâaccompagnent inévitablement de la construction de nouvelles infrastructures et voies de circulation. Il sâagit de parvenir à un zonage du territoire qui ne sacrifie plus les écosystèmes et nâencourage plus à une mobilité incessante.
+2
New discussion
Answer
+1
C’est bizarre cette typo. Ca ressemble à quoi? Car si c’est technique, il faut que j’y fasse quelque chose!
+1
New discussion
Answer
-1
Organiser la baisse de la consommation
Notre génération doit anticiper et amortir un double choc. D’une part, pétrole, gaz naturel et charbon sont les premiers responsables d’une concentration croissante de gaz carbonique dans l’atmosphère, aggravant un effet de serre qui menace de bouleverser le climat et l’habitabilité de la Terre ; d’autre part, ces combustibles fossiles vont progressivement se raréfier, compromettant le développement économique et les niveaux de vie qui lui sont attachés. Les énergies fossiles ont pris une part tellement prépondérante dans les activités humaines qu’il apparaît impossible de leur substituer, à volume équivalent, des ressources alternatives. Aucune offre nouvelle d’énergie n’est susceptible de répondre quantitativement à la demande de consommation si celle-ci reste en l’état, quelques soient par ailleurs les progrès accomplis en matière d’efficacité énergétique.
La conclusion s’impose donc : si nous voulons éviter la catastrophe climatique et ne pas épuiser totalement les combustibles fossiles, il n’y a pas d’autre solution que de r*éduire massivement la consommation énergétique globale*. Pour ce faire, nous proposons d’introduire une taxe progressive et permanente sur le pétrole, le gaz et le charbon (voir notre proposition n° 2) tout en recourant à un plan ambitieux d’économie d’énergie et de développement des énergies renouvelables.
Si nous ne planifions pas une a*ction volontaire et négociée de diminution de la demande énergétique*, nous nous exposons avant la fin du siècle • à une brutale diminution de notre consommation et donc à une régulation par la pénurie. • à un risque climatique majeur. A ceux qui considèrent que la gestion d’une baisse de la consommation énergétique s’avèrerait antisociale, faut-il rappeler que rien ne serait plus inéquitable que le chaos que nous risquons?
+3
New discussion
Answer
Santé
Prévenir avant de guérir
Il est absolument nécessaire que la France évalue les facteurs environnementaux qui concourent aux risques de dégradation de la santé publique. Trois priorités nous semblent devoir être retenues :
L’alimentation. La pollution de l’environnement et de la chaîne alimentaire – usage massif de pesticides, contamination de l’eau et de l’air – et la dégradation de la qualité alimentaire contribuent à l’augmentation de la prévalence des cas de cancers (+ 62 % en vingt ans) et des cas d’allergie (ils ont doublé en 20 ans). L’excès de poids et le diabète sont en pleine expansion. La progression conjointe de ces maladies plaide pour une modification du système de production agricole et des habitudes alimentaires.
Les pesticides. La France se situe au 3éme rang des pays qui répandent le plus de pesticides. Ces biocides participent à l’extinction des espèces et polluent l’environnement. Ils peuvent s’avérer allergisants, neurotoxiques, immunodépresseurs, mutagènes, cancérigènes, perturbateurs endocriniens (atteinte de la fertilité, malformations), y compris à faible dose. Il est de la responsabilité des autorités d’appliquer les engagements de réduction de l’emploi des pesticides, de soutenir le projet REACH pour établir le recensement des polluants chimiques, préciser leur toxicité et revoir leur autorisation, de développer les formations aux pratiques sans pesticides.
Les OGM. Produits expérimentaux, est-il normal de retrouver les OGM dans les champs et les assiettes alors qu’on a peu de connaissances sur les risques engendrés par les manipulations génétiques et les interactions entre gènes? On ne peut que recommander que la loi française transpose fidèlement les directives européennes veillant à la maîtrise de la dissémination d’OGM dans l’environnement.
+2
New discussion
Answer
*Transport * Sortir du tout routier
L’essor des déplacements de personnes et de marchandises est de l’ordre de 5% chaque année en France. Le secteur routier se taille la part du lion (plus de 80%) au détriment des voies ferrées et navigables. Symbole du dynamisme et de la mobilité, le trafic routier constitue en même temps un des principaux défis écologiques : automobiles et poids lourds prélèvent 65% de la consommation française de produits pétroliers (contre 34% il y a trente ans) ; l’augmentation de la circulation renforce les émissions de gaz carbonique (un tiers environ des rejets).
En développant une sorte de «*système global*» fondé sur la mobilité, le transport routier précipite la société dans une spirale insoutenable. Il faut donc modifier l’offre de transport.
• En bridant la puissance des moteurs. Les rendre conformes aux limitations de vitesse réduirait d’environ 20 % leur consommation et leurs émissions de gaz carbonique.
• En donnant la priorité au rail. Les trains consomment moins d’espace et d’énergie, ils polluent peu. Leur développement passe par l’extension des voies, des dessertes et des cadencements des trains express régionaux.
• En favorisant les transports en commun et les moyens de circulation douce. Augmenter l’offre en modes de déplacement collectifs (transports en commun) et individuels (marche, vélo) attractifs, efficaces et adaptés aux horaires des rythmes urbains. • En taxant les véhicules les plus polluants. Le coût du transport par poids lourd doit intégrer ses coûts indirects et les automobiles les plus gourmandes et les plus polluantes être mises à contribution selon le principe du pollueur-payeur. • En réaménageant le territoire. Relocaliser les activités économiques, rapprocher les services, densifier de petites unités urbaines, organiser des circuits courts de distribution.
+2
New discussion
Answer
Les routes sont gratuites, pourquoi pas les rails eux aussi?
les routes ne sont pas gratuites… il y a des péages, une parties des imports locaux vont dans la maintenance.. etc
Mais je suis pour la gratuité des transports ! Marre qu’on nous dise que les prix augmentent à cause de la fraude. je sais pertinemment que c’est un mensonge.
Marre aussi de devoir prendre la voiture pour aller chez des copines habitant la banlieu mais étanty dans des coins si mal desservi.
Bizarre que finalement ce soit plus éco de prendre la voiture pour partir en week end à quatre plutôt que le train… pas plus écolo par contre…
+1
New discussion
Answer
+1
Les routes sont gratuites, pourquoi pas les rails eux aussi?
Pourquoi est-ce que les transports en commun, qui sont d’ores et déjà énormément consommateurs de subsides publiques, ne passent pas en un vrai mode de service public: la gratuité aux usagers!!!
Là je suis sûr qu’on verrait bcp de changements très rapidement!
+2
New discussion
Answer
Vive le rail et surtout vive les transports en commun gratuit!!!! Je suis plus que pour.
En taxant les véhicules les plus polluants.
La taxe carbone me parait une bonne idée mais elle me parait difficilement applicable
+2
New discussion
Answer
-1
-1
+1
Et c’est clair, vive le net pour toutes ces choses qui ne nécessitent pas nécessairement une présence physique.
Bientôt on pourra peut-être ne plus s’embêter dans les embouteillages, voir travailler et vivre à des endroits réellement différents les uns des autres.
+2
New discussion
Answer
-1
Recherche
Faire de l’environnement un moteur pour l’innovation
Un effort sans précédent dans la recherche fondamentale et l’innovation technologique s’avère indispensable si l’on veut parvenir à un rapport durable entre l’homme et l’environnement. Or, la recherche en environnement, en particulier sur la biodiversité, les énergies renouvelables ou les contaminations chimiques, se caractérise en France par l’attribution de moyens humains et financiers notoirement insuffisants. Tout continue à se passer comme si l’écologie n’avait pas évolué depuis l’époque où elle était essentiellement une science descriptive. La vision qui est encore généralement répandue consiste à estimer que le chercheur en écologie a seulement besoin de papier et de crayon. Le changement doit porter sur les structures de décisions et l’approche scientifique. Renforcer la décision politique. Le politique ne peut plus se contenter de soumettre des vœux que les instances de la recherche exauceront ou non. Un engagement particulier doit être pris envers la biodiversité, maillon faible de la recherche fondamentale. Revoir le rôle du ministère de la recherche. Afin qu’il cesse d’être le reflet des lobbies scientifiques, le ministère doit modifier la structure de ses départements et permettre le développement d’une approche pluridisciplinaire et transversale. Redistribuer les moyens humains et financiers. Il s’agit de réorienter le soutien à la recherche (attribution de bourses, décisions de l’agence nationale de la recherche, répartition des moyens au sein des établissements publics et dans les universités) vers la connaissance et les innovations technologiques en matière environnementale. Réajuster les priorités de la formation. L’éducation à l’écologie doit être introduite dans toutes les disciplines et dans le socle fondamental des enseignements (voir notre proposition n° 5).
+2
New discussion
Answer
Produire autrement
L’agriculture « industrielle » se révèle à la fois destructrice pour l’environnement et excluante pour les hommes. Elle vit sur un modèle insoutenable : l’artificialisation à outrance des systèmes agricoles et le camouflage de ses coûts réels sous le flot des subventions. Au bout du compte, ce sont les conditions de la fertilité qui se trouvent compromises. Et les agriculteurs sont nombreux à se trouver dans l’impossibilité de réunir les moyens nécessaires pour rester compétitifs et à devoir quitter la terre.
La spécialisation des systèmes de culture, le recours à des engins motorisés de très forte puissance et l’emploi croissant d’engrais azotés de synthèse entraînent une augmentation de la consommation de pétrole. L’agriculture est ainsi devenue l’un des secteurs qui participe le plus à l’effet de serre. Elle ne se révèle rentable qu’au prix de pulvérisations de pesticides qui s’avèrent souvent dangereux pour la santé des agriculteurs eux-mêmes et des consommateurs.
La rentabilité des systèmes agricoles devrait être évaluée désormais de façon à ne pas prendre seulement en compte les coûts monétaires des productions mais en s’attachant à la valeur du patrimoine naturel, aux bilans énergétiques, aux coûts écologiques, aux bienfaits ou méfaits sociaux, alimentaires et sanitaires qui se manifestent à l’échelle de la société dans son ensemble.
C’est pourquoi nous proposons, à l’inverse des politiques de soutien aux productions intensives, de favoriser l’agriculture durable de qualité – produits biologiques ou certifiés – en lui ouvrant un marché grâce au redéploiement du montant des aides agricoles européennes vers la restauration collective, moyennant un engagement d’approvisionnement de proximité auprès des producteurs de ce type d’agriculture (lire notre proposition n° 3).
+2
New discussion
Answer
-1
Fiscalité
Etablir le véritable prix des services rendus par la natureLes services inestimables que rendent les écosystèmes répondent de moins en moins gratuitement à nos sollicitations. Les «coûts cachés» de toute une série d’activités doivent désormais être assumés sous peine de compromettre la santé des populations, les activités économiques et la stabilité sociale. Il s’agit de donner un prix au droit d’accès à une ressource, à un service ou à un bien collectif d’origine naturelle en utilisant les instruments économiques : taxes, normes ou quotas. Ainsi, le budget de l’Etat doit-il être repensé dans le cadre d’un plan global de prévention et d’anticipation selon deux directions :
Le financement des politiques d’infrastructure :
aider les entreprises, les ménages et les collectivités à gérer l’inéluctable modification de l’aménagement du territoire.modifier les modes de transport.mettre en place un péage kilométrique pour les poids lourds.promouvoir les alternatives énergétiques aux combustibles fossiles.imposer la « Haute Qualité Environnementale » pour toute nouvelle construction.engager la rénovation thermique de l’ensemble du bâti ancien.restaurer la vignette annuelle, modulable selon le niveau d’émission de gaz carbonique du véhicule.relancer activement « l’agriculture durable » (lire notre proposition n°3).
Le financement des politiques d’emploi et de solidarité :
accompagner les ménages aux revenus modestes dans le contexte d’une énergie de plus en plus coûteuse.réduire les prélèvements sur le travail et les remplacer par une fiscalité écologique frappant les activités prédatrices de ressources naturelles et gourmandes en énergie (lire notre proposition n°2).
+2
New discussion
Answer
-1
Biodiversité
Faire entrer la nature dans l’aménagement du territoire
Le paysage français est encore principalement occupé par l’agriculture (59%) et la forêt (30%). Mais l’artificialisation gagne du terrain. Les altérations des milieux et paysages provoquées par les activités humaines réduisent les capacités de déplacement et d’échange entre les espèces animales et végétales, et provoquent leur déficit démographique, l’extinction des espèces rares, l’érosion génétique, la fragilisation des écosystèmes. C’est aussi la « nature ordinaire » qui est touchée, celle qu’on rencontre partout en campagne ou en ville. On constate une baisse d’effectifs des espèces communes, la disparition
de zones humides, un recul de la faune, de la flore et des peuplements de poissons. Cette érosion de la biodiversité fait peser un risque économique sur la société. Elle menace d’affaiblir et d’interrompre la chaîne de biens et de services « gratuits » que les écosystèmes offrent à l’humanité, des fournitures aussi vitales que l’épuration des eaux, la protection contre les catastrophes naturelles ou la richesse des sols.
Dès lors, les questions de la préservation de la nature doivent s’intégrer dans une stratégie de développement durable et non plus être traitées à part. Nous proposons de changer d’échelle par
rapport aux actions traditionnelles de protection des espaces naturels : En reliant les espaces protégés entre eux, à travers la mise en place d’un « réseau écologique national » qui établirait une continuité entre les milieux riches ou moins riches et les paysages. Ses schémas régionaux seraient intégrés dans tous les projets, outils et documents d’aménagement et d’urbanisme. En créant une agence nationale du patrimoine naturel, avec des délégations à l’échelle d’éco-régions, en métropole et en outre-mer, qui serait responsable de ce nouveau « bien commun ».
+2
New discussion
Answer
-1
Santé
Prévenir avant de guérir
Il est absolument nécessaire que la France évalue les facteurs environnementaux qui concourent aux risques de dégradation de la santé publique. Trois priorités nous semblent devoir être retenues :
L’alimentation. La pollution de l’environnement et de la chaîne alimentaire – usage massif de pesticides, contamination de l’eau et de l’air – et la dégradation de la qualité alimentaire contribuent à l’augmentation de la prévalence des cas de cancers (+ 62 % en vingt ans) et des cas d’allergie (ils ont doublé en 20 ans). L’excès de poids et le diabète sont en pleine expansion. La progression conjointe de ces maladies plaide pour une modification du système de production agricole et des habitudes alimentaires.
Les pesticides. La France se situe au 3éme rang des pays qui répandent le plus de pesticides. Ces biocides participent à l’extinction des espèces et polluent l’environnement. Ils peuvent s’avérer allergisants, neurotoxiques, immunodépresseurs, mutagènes, cancérigènes, perturbateurs endocriniens (atteinte de la fertilité, malformations), y compris à faible dose. Il est de la responsabilité des autorités d’appliquer les engagements de réduction de l’emploi des pesticides, de soutenir le projet REACH pour établir le recensement des polluants chimiques, préciser leur toxicité et revoir leur autorisation, de développer les formations aux pratiques sans pesticides.
Les OGM. Produits expérimentaux, est-il normal de retrouver les OGM dans les champs et les assiettes alors qu’on a peu de connaissances sur les risques engendrés par les manipulations génétiques et les interactions entre gènes? On ne peut que recommander que la loi française transpose fidèlement les directives européennes veillant à la maîtrise de la dissémination d’OGM dans l’environnement.
-2
New discussion
Answer
-1