Né en 1925 près d’Agrigente, en Sicile, homme de théâtre et de radio, devenu romancier sur le tard, Andrea Camilleri est aujourd’hui un des écrivains les plus aimés des Italiens. Auteur de la série policière des Montalbano, il écrit aussi, dans la langue surprenante qui a fait son succès en Italie, des romans basés sur des faits réels exclus de l’histoire officielle, comme le Roi Zosimo ou la Concession du téléphone. Maître dans l’enquête comme dans l’invention, Camilleri cultive un humour savoureux et tonique.
Dans “Le ciel volé”, l’auteur est parti du fait que Jean Renoir affirme dans la biographie qu’il a consacré à son père, que celui-ci aurait séjourné à Agrigente en 1882. Si, oui, pourquoi n’existe-t-il aucune trace de ce séjour dans les toiles du maître de l’impressionisme ?
Une écriture limpide et fluide, un dénouement, un peu attendu, quoi que fort bien mené qui nous offre un agréable moment de lecture. L’ouvrage se termine par une note de l’auteur expliquant la source de son inspiration suivit d’une bibliographie conséquente dont s’est servi l’auteur pour rendre plus plausible la trame de son histoire. Une démarche assez rare dans les romans pour être saluée :-)
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